Le développement de nos villes et régions, au centre de nos politiques


Deuxième plus grande province du pays derrière le Nunavut, le Québec est divisé en 17 régions administratives.

En dépit d’un passé historique commun, chaque région du Québec est porteuse de particularismes locaux. Au cours des cinquante dernières années, les régions québécoises n’ont pas toutes été affectées par les mêmes évolutions économiques, sociales et culturelles. Ces évolutions ont abouti à créer des différences majeures de développement, non seulement entre les régions elles-mêmes, mais également entre ces dernières et les grandes métropoles. Cette situation préoccupante retient toute l’attention du gouvernement, qui souhaite plus que jamais créer les conditions d’un aménagement du territoire équilibré et cohérent.

N’oubliez pas de revenir consulter ce dossier. Nous le mettons à jour régulièrement.

Nos villes et régions, moteurs du développement économique et social du Québec

Le Parti libéral du Québec est convaincu que l’entreprise de modernisation de l’État québécois passe avant tout par un approfondissement de la régionalisation. Jusqu’à maintenant exposé à des dynamiques centralisatrices relativement fortes, l’État québécois est désormais à la recherche d’une plus grande efficacité dans la formulation et la conduite de l’action publique. Parce que notre État ne peut « pas être partout, pour tout », le gouvernement a décidé d’engager un nouveau processus de transfert de pouvoirs – dit de décentralisation – du centre vers les régions, dans la mesure où nos territoires ont un rôle majeur à jouer en matière de croissance économique et de justice sociale.

Nous estimons que cette démarche pragmatique est susceptible de répondre aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. À l’opposé de nos adversaires politiques, incapables de penser la refondation de l’État, le Parti libéral a ainsi engagé, depuis son arrivée au pouvoir en 2014, une réflexion en faveur d’une distribution territoriale du pouvoir au Québec qui soit optimale.

Comme l’a très justement déclaré Claude Ryan, dans son ouvrage Les valeurs libérales et le Québec moderne, « Nous devons favoriser l’autonomie de nos régions en nous faisant les accompagnateurs des volontés régionales plutôt que les prescripteurs de solutions centralisées ».

Une décentralisation efficace au service des citoyens

Bien entendu, comme toute réflexion d’envergure, cet exercice est particulièrement délicat et repose sur une subtile équation. D’un point de vue fonctionnel, la réforme mise en œuvre par le gouvernement libéral doit conduire à davantage de souplesse et d’autonomie ainsi qu’à une meilleure coordination de l’action politico-administrative. Sur le plan politique, elle vise à satisfaire le principe de « proximité » avec une participation active des citoyens à l’égard des grandes décisions qui les concernent au travers des élus locaux. Ce sont ces deux défis auxquels nous avons souhaité répondre dans le cadre d’une architecture institutionnelle rénovée.

Pour ce faire, le gouvernement a décidé de supprimer certaines instances régionales existantes, à l’image des CRÉ, créés en 2005, et des CLD. Au-delà de l’impérieuse nécessité d’éviter une superposition des structures, source de chevauchement des compétences et de coûts de transaction significatifs, nous avons considéré qu’une décentralisation efficace devait avant tout reposer sur l’atteinte d’objectifs fondamentaux, notamment, l’optimisation du service rendu aux citoyens.

Mais plus que cela, une décentralisation efficace se devait de consacrer la notion de « libre exercice des responsabilités » par les acteurs locaux. Cette notion était jusqu’à maintenant contrariée par le fait que Québec exerçait une influence considérable dans la conduite des affaires locales. Voulant rompre avec ce « paternalisme hégémonique » dénoncé à maintes reprises par le ministre Coiteux, la réforme vise une réappropriation du processus de régionalisation par les élus municipaux des régions afin que le développement économique soit « dans les régions, par les régions et pour les régions ». Enfin, la décentralisation à l’œuvre se conformera au principe d’exigence. Le libre exercice des responsabilités s’accompagne d’une nécessaire imputabilité des responsables locaux.

Un cadre législatif ambitieux afin de poursuivre l’action volontariste du gouvernement

Le Québec qu’on va bâtir ensemble, c’est le Québec des régions, c’est le Québec de l’ensemble des régions du Québec. Aucune région du Québec ne mérite de manquer le train de la prospérité (…). Le Québec que je veux bâtir avec vous, c’est un Québec qui décentralise les pouvoirs de décision, qui procure à nos régions les outils dont elles ont besoin pour assumer leur développement économique et social.

– Jean Charest, discours au Conseil général du PLQ, 31 mai 2002

La réforme du gouvernement va s’effectuer dans le cadre d’une « trilogie ». Le premier et le deuxième volet de cette dernière renvoient aux projets de loi 109 et 121, respectivement la « Loi accordant le statut de capitale nationale à la Ville de Québec et augmentant à ce titre son autonomie et ses pouvoirs » et la « Loi augmentant l’autonomie et les pouvoirs de la Ville de Montréal, métropole du Québec ». À ce titre, la ville de Québec se voit officiellement consacrer le statut de Capitale nationale et Montréal, le statut de Métropole. Elles bénéficieront de plus importantes prérogatives dans les domaines fiscal et économique ainsi qu’en matière d’immigration. Le troisième volet est relatif au projet de loi 122, accordant plus de pouvoirs et d’autonomie, cette fois-ci, aux municipalités. Elles disposeront d’une plus grande marge de manœuvre en matière de finances, de fiscalité et de bureaucratie.

Des résultats concrets

En parallèle à l’élaboration de ce nouveau cadre législatif, le gouvernement a fait preuve de volontarisme à l’égard des régions depuis son arrivée au pouvoir en 2014. Dans le but de renforcer la compétitivité de l’ensemble des territoires, nous avons soutenu des secteurs économiques moteurs à l’image des industries agroalimentaire, agricole et minière. Cette politique produit des résultats concrets puisque le chômage a baissé de manière significative dans près de 80 % des régions entre les printemps 2014 et l’automne 2016 (mi-mandat). Ce succès témoigne de la place importante qu’occupent les régions dans le quotidien d’un gouvernement libéral.

Par ailleurs, dans le but de réduire les distances au Québec et d’ouvrir davantage nos régions sur le monde, le gouvernement a prévu des investissements importants en faveur du numérique dans le cadre du budget 2016-2017. Parmi les plus importants, un investissement de 1,2 milliard de dollars leur est consacré afin de stimuler davantage le développement économique.

Questions-réponses

Q : Pourquoi avoir aboli certaines structures régionales en 2014 ?

R : À son arrivée en 2014, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a voulu optimiser la gouvernance, réduire les structures et la bureaucratie dans le but d’accroître les services pour les citoyens. En l’occurrence, certaines structures régionales ont, au fil des années, démontré une efficacité discutable. C’est pourquoi elles ont été réorganisées ou abolies.


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