Québec investit 385 550 $ pour la mise en place de l'initiative Un emploi en sol québécois - PLQ
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Annonce gouvernementale
13 novembre 2017

Québec investit 385 550 $ pour la mise en place de l’initiative Un emploi en sol québécois


Le gouvernement du Québec investit 385 550 $ pour la mise en place du projet pilote Un emploi en sol québécois, en collaboration avec la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Cette annonce a été faite aujourd’hui par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. François Blais, et le président-directeur général de la FCCQ, M. Stéphane Forget. Elle faisait suite à une rencontre de consultation sur la main-d’œuvre et l’emploi tenue par le ministre Blais avec les principaux acteurs du marché du travail de la région de l’Estrie.

Dans le cadre du projet pilote Un emploi en sol québécois, la FCCQ réalisera, dans cinq régions du Québec, une série d’activités visant à

  • sensibiliser des employeurs à l’embauche de personnes immigrantes;
  • informer les employeurs des principaux programmes gouvernementaux favorisant l’intégration en emploi de personnes immigrantes, dont le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME);
  • apparier des candidats potentiels issus de l’immigration et des entreprises, en collaboration avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale;
  • contribuer à l’embauche d’un minimum de 100 personnes immigrantes dans un premier emploi.

Citations

Dans le cadre du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre, qui s’est déroulé l’hiver dernier, plusieurs employeurs ont mentionné leur volonté d’embaucher des personnes immigrantes. Ils ont toutefois exprimé avoir besoin de soutien pour le faire et ont évoqué leur méconnaissance des programmes et services gouvernementaux disponibles. L’initiative mise en place avec la Fédération des chambres de commerce du Québec répond directement à ces préoccupations et favorisera l’intégration en emploi des personnes immigrantes en plus de répondre au besoin de main-d’œuvre des entreprises.

François Blais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Le Québec se trouve actuellement dans un contexte de rareté de main-d’œuvre qualifiée et la région de l’Estrie ne fait pas exception. En accompagnant les entreprises adéquatement dans l’embauche et le maintien en emploi de personnes immigrantes, ce projet pilote contribuera certainement au développement économique de la région.

Luc Fortin, député de Sherbrooke, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l’Estrie

Lors de la tournée des régions que j’ai récemment entamée, partout où je suis allé, les entreprises m’ont mentionné que leur principale préoccupation est le manque de main-d’œuvre. Nous devons tous travailler ensemble pour trouver des solutions concrètes qui vont, d’une part, faire en sorte que les personnes issues de la diversité s’épanouiront pleinement et, d’autre part, contribueront à l’essor économique du Québec. Un emploi en sol québécois est justement le type d’initiative que nous souhaitons encourager et dont nous discuterons lors du Forum sur la valorisation de la diversité et la lutte contre la discrimination, qui aura lieu le 5 décembre prochain.

David Heurtel, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion

« Nos entreprises de partout au Québec sont à la recherche de travailleurs pour combler des postes qui seront de plus en plus nombreux au cours des années à venir. Faire découvrir ces occasions à des nouveaux arrivants avec la collaboration de notre réseau de chambres de commerce et des organismes d’intégration des immigrants est une façon pour la FCCQ de continuer de faire croître notre économie. »

Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec

Faits saillants

  • Les cinq régions visées par le projet pilote d’une durée de 18 mois sont l’Estrie, Lanaudière, la Chaudière-Appalaches, le Centre-du-Québec et l’Abitibi-Témiscamingue, avec la collaboration des chambres de commerce de Sherbrooke, de Joliette, de la Nouvelle-Beauce, du Cœur‑du‑Québec et de Val-d’Or.
  • Dans un premier temps, la FCCQ réalisera une tournée de 15 événements à travers le Québec, sous la forme de colloques sur les ressources humaines et dont le thème principal sera l’intégration de la diversité en entreprise, notamment par l’embauche d’immigrants.
  • Dans un deuxième temps, la FCCQ, en collaboration avec les chambres de commerce locales, sollicitera des entreprises et effectuera des présentations dans le cadre d’événements organisés par les chambres de commerce locales à l’intention des employeurs. Il est prévu que plus de 250 rencontres avec des chefs entreprises ou des responsables en ressources humaines seront organisées par la FCCQ.
  • Enfin, la FCCQ et les chambres de commerce locales organiseront une série d’activités d’appariement avec des personnes immigrantes selon les besoins et les opportunités d’emploi des employeurs de la région.
  • Une entreprise qui embaucherait une personne immigrante ou issue d’une minorité visible dans le cadre du projet pilote sera informée sur l’offre complète de services d’Emploi‑Québec, qui lui permettra d’accéder aux programmes et services qui correspondent à sa réalité. Par exemple, elle pourrait bénéficier d’une subvention versée dans le cadre du programme PRIIME.
  • Le programme PRIIME vise à soutenir l’intégration dans un premier emploi durable, dans leur domaine de compétence, de nouveaux arrivants et de personnes issues d’une minorité visible.
  • Le programme PRIIME comporte quatre volets favorisant l’intégration professionnelle des personnes immigrantes :
    • Subvention couvrant jusqu’à 70 % du salaire du participant;
    • Soutien salarial pour l’accompagnement du participant par un employé de l’entreprise ou une autre ressource;
    • Soutien financier pour la formation d’appoint;
    • Remboursement des frais d’adaptation des pratiques et des outils de gestion des ressources humaines.
  • Rappelons qu’en avril 2017, le gouvernement du Québec a annoncé un investissement additionnel de 29,5 M$ sur cinq ans dans le programme PRIIME. Notons également que le taux de subvention est récemment passé de 50 % à 70 %.

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